Ca arrive une fois tout les dix ans et donc au milieu de notre voyage. Dieu la bénisse, Laura nous avait averti. Hors á l’auberge de jeunesse de Salta, le jours d’avant, le gars de la reception nous dit qu’ils organisent un tour dans les canyon environnants et aux salinas (désert de sel). On embarque donc, le reste étant fermé.
Le matin du jour du recensement, á 6h, tel qu’indiqué par le gars de l’auberge, on est á la porte de l’auberge prêts pour l’aventure )mais passablement fatigués, les horaires des restos en Argentine faisant en sorte qu’on ne soupe pas souvent avant 22h) On attend, on attend, craignant les recenseurs. Finalement on apprend que le gars de l’auberge s’est trompé, le tour part en fait à 7h30… À 7h30 donc, on embarque enfin dans le minibus bondé. On sort de Salta et on monte en altitude suivant le “train vers les nuage”, une des voies ferré les plus haute du monde . On fonce vers les Andes, on passe dans des vallées colorées, dans un lit de rivière desséché, des plaines de cactus, des déserts pendant 250 km, la majorité en gravel, cordé dans une minibus, tout en discutant avec un Français retraité au penchant philosophe, et un couple de Slovènes.
Arrivé pour le lunch dans un village au milieu de nul part, ou on se rend compte que le gars de l’auberge a oublié de nous dire d’apporter notre lunch. Encore une fois, tout, tout, tout est fermé. On cogne á plusieurs portes de boutiques, en vain. Soudain une vieille paysanne (non recensée apparemment) apparaît sur le parvis de l'église, poussant une charrette et un réchaud d’avant guerre. Elle nous prépare a manger rapidement, se cachant de temps en temps quand la police passe pour vérifier que personne ne travaille. On se régale donc dans l’illégalité...”Dieu l’a voulu ainsi” déclare notre Français philosophe avec un Inch’Allah digne de ma grand-mère.
Ensuite, on continu dans le désert vers les Salinas.Danny trippe car un peu partout on voit des tornade de sable, dont une passe directement sur le minibus. Mais le minibus s'arrête de plus en plus fréquemment, et Mario sort á chaque fois pour mettre de l'eau dans le radiateur.Mario, c'est notre conducteur, frisé, moustachu, bedonnant, lunette soleil d'alpiniste, au rire gras... jusqu'à ce que le minibus arrête de lui-même. Tout le monde sort. Tout le monde pousse le minibus, en vain. On revient se refugier dans le minibus, pour se protéger des bourrasque des sables. Mario stress. On attend jusqu'à ce qu'un autre minibus plein passe et arrête. Après une longue jasette en espagnol des deux chauffeurs, Mario monte sur le toit du minibus, redescend avec une barre métallique et l’accroche au devant de notre minibus et au derrière de l'autre minibus.
Le remorquage:
Les salinas:
Le second minibus nous remorque ainsi sur 60 km de route de terre, jusqu’au désert de sel (qui est vraiment salé, on y a gouté). Rendu là, le remorquage n’est plus une option. On abandonne notre minibus au salinas. Notre guide nous sépare donc entre les différents autres minibus de touriste, comblant toutes les places libres. Je me retrouve donc sur la banquette de 3 Argentines dans la cinquantaine, qui veulent tout savoir ce qui s’est passé, et me posent pleins de questions en espagnol. Je baragouine des réponses, un peu étourdie par les questions et par l'altitude, alors rendue à 4000m.
Finalement, on arrive á un petit village, je retrouve le reste du groupe, et on attend en regardant le coucher du soleil qu'un nouveau minibus vienne nous chercher pour nous ramener á Salta.
Bref, on a encore soupé tard ce soir lá;) mais au moins on n'a pas coucher dans le désert...
excusez-là!
Note pour ma mère et autres: en Argentine, tous les autres autobus étaient excellents, rassurez-vous:)
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